20 novembre 2013 : Journée mondiale de la Bronchopneumopathie Chronique Obstructive (BPCO)

20 novembre 2013 : Journée mondiale de la Bronchopneumopathie Chronique Obstructive (BPCO)

La 12ème Journée mondiale de la Bronchopneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) se tient le mercredi 20 novembre.

A l’occasion de cette nouvelle Journée mondiale, la Fondation du Souffle a réalisé un sondage OpinionWay pour appréhender la connaissance de la maladie auprès des pharmaciens, des médecins généralistes et du grand public. Ce sondage établit un état des lieux de la connaissance de la maladie et dégage quelques tendances dont la prise en compte doit permettre d’améliorer la détection précoce, le dépistage et la prise en charge de la maladie.

Ce sondage a été réalisé en octobre 2013 sur un échantillon de 151 médecins généralistes, 403 pharmaciens d’officine et 1028 individus de 18 ans et plus.

Les Français méconnaissent très largement la BPCO : 1 sur 10 déclare connaître cette maladie

Sans surprise, le grand public est largement sous informé sur la BPCO : sur la maladie, sa prévalence mais également et plus grave son principal facteur de risque, le tabac et le caractère mortel de la pathologie. 

Les professionnels de santé au global connaissent plutôt bien la pathologie, même si on peut encore améliorer leurs connaissances quant aux symptômes, notamment pour les aider au diagnostic.

Les médecins généralistes, davantage confrontés aux questions des patients, sont aussi ceux qui sont le mieux informés et le plus à l’aise pour parler de la BPCO avec ces derniers. 

Alors que les pharmaciens s’estiment en majorité sous-informés et ont plus de difficultés à expliquer la maladie aux patients.

La 2ème maladie respiratoire en France

La BPCO est une maladie irréversible (par l’obstruction et l’altération des voies respiratoires, notamment à cause du tabagisme) diagnostiquée souvent trop tard. Les 2/3 des patients ignorent qu’ils en sont atteints. Et comme une des causes premières de la maladie est le tabac, certains continuent à fumer. Les symptômes les plus connus sont l’essoufflement, une toux quotidienne ou presque, des expectorations et des bronchites à répétition ou traînantes. Mais seule la mesure du souffle permet de diagnostiquer de façon fiable la maladie. Diagnostiquée trop tard, elle expose à des risques graves de handicaps : essoufflement au moindre effort et nécessité d’assistance respiratoire dont oxygénothérapie permanente au long cours.

Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer et il est donc possible d’enrayer l’évolution de la maladie, quel que soit son stade.

Avec 3,5 millions de personnes touchées (8% de la population) et 17 000 morts chaque année en France, soit 3 fois plus que les accidents de la route, la BPCO est aujourd’hui la 2ème maladie respiratoire après l’asthme et la 6ème cause de mortalité en France. 

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la BPCO sera en 2020 la 3ème cause de mortalité dans le monde.

La campagne « La maladie respiratoire qui tue à petit feu » au ton volontairement provocateur insiste sur la cause première de la maladie : le tabac (3 cas sur 4).

Cette campagne 2013 cherche ainsi à interpeller et informer le grand public. 


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