Prix Handi-Livres 2017 : Meilleur Livre Jeunesse Enfant

Prix Handi-Livres 2017 : Meilleur Livre Jeunesse Enfant

Les auteurs

Edgard Orray est le nom de plume pour celui qui publie son premier ouvrage avec Le soleil sous les branches mais qui confie volontiers écrire « depuis son toujours à lui, pour ses proches, ses amis, ses aimés, ses aimants. »

Amélie Clavier est illustratrice. Très inspirée par l'Asie, elle travaille essentiellement en technique traditionnelle, à l’aquarelle et au crayon. Après un master en arts-plastiques à la Sorbonne, elle est partie vivre un an à Barcelone. À son retour elle a décidé de se consacrer au métier d’illustratrice grâce à plusieurs rencontres inspirantes, notamment avec la bédéiste Sylvie Fontaine et comme assistante coloriste sur les courts-métrages de Sandra Desmazieres. En 2009, Amélie Clavier inaugure son carnet de voyage au Népal, lequel se poursuivra au Sri-Lanka, au Vietnam mais également en Bretagne, région qu’elle affectionne particulièrement. Ses dessins ont régulièrement été publiés dans la presse (Le Parisien magazine, Psychologies, etc.), l’édition jeunesse et elle signe avec Le soleil sous les branches son premier album.

A noter

C’est la journaliste Églantine Éméyé qui a écrit la préface du livre. Très investie en faveur des personnes atteintes d’autisme et de leur famille, elle avait été récompensée l’an passé par le prix Handi-Livres, dans la catégorie biographie, pour son ouvrage intitulé Le voleur de brosses à dents (éd. Robert Laffont – 2015).

Résumé

Cet album est le récit d’un petit garçon, Benjamin, qui se construit au milieu d’autres enfants de son âge. Il est « différent », il est accompagné en classe, il a un comportement parfois que tous ne comprennent pas comme son attirance pour le grand arbre de la cour de l’école. Mais les enfants ont toujours un appétit de l’autre alors petit à petit il va se faire des copains. Son handicap ne disparaît pas, mais les regards et les attitudes changent et tout prend un autre sens.

Critique/Avis

Créée en 2006 en Haute-Loire, l’Association Dahlir a pour objectif l’inclusion du plus grand nombre et le désir de sensibiliser les personnes au handicap et à la différence. Lorsque les membres de Dahlir ont rencontré Edgard Orray, la réalisation de ce conte semble s’être imposée comme une évidence. Plus qu’un ouvrage traitant du handicap et plus particulièrement de l’autisme, Le soleil sous les branches évoque les difficultés de l’inclusion et de l’acceptation des différences. Dans cette cour de récréation qui constitue à elle seule une petite société, l’auteur et son illustratrice montrent bien la diversité des attitudes qui se révèle parmi des individus – des enfants dans le cas présent – devant une personne dont les codes, les repères et, plus généralement, les comportements diffèrent des leurs. Alors il y a ceux qui se moquent, ceux qui restent méfiants et ceux qui ont envie de tendre une main sans trop savoir comment s’y prendre. Mais lorsque Benjamin est contraint de s’éloigner d’eux en raison de son handicap, tous ses camarades s’unissent pour lui venir en aide et le ramener auprès d’eux. Un beau message est alors transmis au jeune lecteur pour lui montrer que le handicap ne doit pas être un motif pour tenir l’autre à l’écart mais au contraire une raison supplémentaire de chercher à l’inclure davantage.

L’histoire

Le soleil sous les branches raconte l’histoire de Benjamin le jour de sa rentrée dans une nouvelle école. Les autres élèves sont alors prévenus par le maître : Benjamin connaît quelques difficultés et c’est la raison pour laquelle une assistante l’accompagne pendant ses heures de classe. Comme ses camarades, Benjamin apprend à lire, écrire et compter mais, dans la cour de récréation, il reste à l’écart, à l’abri des branches d’un arbre qu’il contemple. Et quand parfois il a du mal à se concentrer sur sa leçon, il abandonne son cahier pour dessiner les feuilles du vieux marronnier qu’il aime tant et trouver un peu d’apaisement. Seulement quand l’automne arrive, l’arbre adoré perd son manteau à mesure que Benjamin perd ses repères et voit son comportement se dégrader, obligeant ses parents à l’enlever de l’école. Attristés par cette nouvelle, les élèves et leur instituteur décident de réfléchir à quel moyen mettre en œuvre pour ramener Benjamin auprès d’eux…